1 - Johannes

 1 - Johannes
Point de vue Jill.


J'avais froid dans mon petit appartement, j'enclenchais la cafetière avant d'aller dans ma salle de bain. Je me déshabillai rapidement, fila sous l'eau tiède. J'y restai quelques minutes avant d'éteindre l'eau. Une fois habillée, je bu un café, mordis dans un croissant. Je rangeais quelques affaires dans mon sac, le balança sur mon épaule et partie. Nous étions en hiver, il faisait toujours sombre et le hall était mal éclairé. Je me mis en route vers mon garage, démarra ma Kawasaki, enfila mon casque. Après quelques minutes, j'arrivai devant mon lycée. Je garai ma moto. Longea les couloirs, m'arrêta devant un radiateur.

Le lycée commença à se remplir et quelques groupes d'ami s'était formé. Je m'étais calée contre le radiateur, me brulant presque les mains. Une bande de garçon arriva, ils étaient déjà agités et commençait à faire le tour des filles pour avoir leur bonjours matinaux. Ils ne sont pas venus vers moi, normal, on ne s'est jamais parlé, on ne se connaît pas. Ils discutèrent avec gaîté autour de quelques blagues vaseuse sur le sexe, puis une sonnerie retentie. Le calme revint difficilement, la porte de la salle venait de s'ouvrir et tout le monde s'engouffrai dedans. Je rentrai la dernière. M'assis à la seule place qu'il restait : a côté d'un garçon de la bande (qui malheureusement pour eux, compte un nombre impaire de membre). Le professeur tapota son nez en ma direction, m'indiquant d'enlever mon piercing. Je le fis rapidement, sans grand enthousiasme. Le garçon à coté de moi esquissa un sourire ironique.

J'ouvris un block de papier, ma trousse. Je connaissais ce garçon, tout le monde le connaissait. Il faisait parti d'un groupe qui se disait rock, et qui commençait à avoir sa petite réputation. Je m'étonnais d'ailleurs d'être assise à côté de lui, lui qui a tant d'ami, lui qui est convoité par toutes les filles. Il faisait à peu près 1 mètre 80, avait des cheveux châtains parfaitement décoiffés, sa peau était nacrée. On devinait un corps finement musclé naturellement.

Moi ? Moi, à côté de lui je contrastai. J'avais des cheveux sombres mi longs effilés avec soin, je fessais 1 mètre 65 en tirant sur mes jambes, et en dessous de 45 kilos, mon teint blanchâtre, presque maladif, tiré au maximum par mon maquillage noir. J'avais presque honte de me retrouvé à côté de lui. Parce qu'il était beau.

Je me concentrai sur le tableau et inscrivis quelques notes sur mes feuilles. Johannes (Oui, le garçon à côté de moi s'appelait Johannes.) recevait sans cesse des morceaux de papiers pliés en quartes. Il riait en les dépliants et en y répondait. Ca m'agaçait au plus haut point, il me regarda du coin de l'½il. Il voyait bien que cela m'énervait, et continuait de plus belle. Je n'avais aucune haine précédente pour lui, au contraire, il m'attirait physiquement, mais je sentais qu'elle commençait à se former petit à petit. La sonnerie retentie.

# Online seit Samstag, 22. August, 2009 um 18:37

Geändert am Sonntag, 15. November, 2009 um 06:27

2 - Suse

 2 - Suse
Je me levai rangea mes affaires. Un bras me tira en arrière, m'obligeant à faire demi-tour. Johannes se tenait devant moi. Il prit l'encolure de mon tee-shirt glissa les papiers qu'il avait reçu à la hauteur de ma poitrine.

Johannes- Je t'aide un peu...Parce que ma pauvre, tu ne dois pas être encore entrée dans la puberté.

Il ri, accompagné de quelques de ses amis. Je retirai les papiers, les jeta. Je parti avec un regard haineux dans leur direction. Dans mon dos, j'entendais encore rire. Je bouillais intérieurement de rage. Je filai dans le gymnase. Quelques filles étaient déjà dans le vestiaire. Une blonde s'approcha de moi, elle faisait facilement une tête de plus que moi. C'était Suse, l'actuelle petite amie de Johannes.

Suse - Comment tu t'es encore débrouillée pour être à côté de mon chéri toi. Quoique je crois que ce n'est pas la peine que je te dise de ne pas l'approcher Il l'a fait pour moi. Je me trompe ?!

Je le regardai dans les yeux, ils étaient d'un bleu clair impressionnant, maquillés avec légèreté. Je ne répondis rien, me retourna et commença à me changer.

Suse- Oh oh ! Je me trompe !?

Je m'amusais de son énervement jusqu'a ce qu'elle me pousse contre le mur. Furieusement je m'approchai d'elle, mon visage à quelques centimètres du sien.

Moi - Je n'ai rien à foutre de ton connard de petit copain prétentieux !

Les quelques chuchotis dans les vestiaires avaient cessés. Personne ne faisait plus un geste. Suse me tourna le dos, commença à se changer.

Je sorti de la salle, passa des gants de boxe et commença mon entraînement contre un sac de sable.
J'aurais pu taper des heures dessus. Mais mon corps commença à chanceler. Je m'arrêtai quelques minutes, m'assis sur un banc et bu plusieurs longue gorgée d'eau. En face de moi, à quelque mètre se tenait Johannes et Suse, étroitement enlacés. La vue de ce couple me donnait envie de vomir. Ils allaient parfaitement ensemble. Après un baiser plus que langoureux, la blonde se sépara de Johannes et parti avec difficulté faire des étirements avec ses amies. Je me remis debout, enfila mes gants à nouveau, et parti frapper dans le vide.

- Dis, on se demandait avec quelques copains si un mec t'avais déjà mis dans son lit. Quoique, vu tes nibard, non, on a jamais du te baiser.

Je me retournai sur un rire que je commençais à connaître. En face de moi se tenait évidement Johannes. Je me mis en position de décfence, il sourit, comprenant mon invitation. Il passa des gants

Johannes - T'inquiètes pas, je ferais doucement...je te ferais pas mal.

Ses amis rirent.
Je frappai, mais il esquiva de justesse. Je feintai du gauche et mon poing droit arriva dans sa mâchoire. Sous la force que mon coup, sa lèvre éclata. Il saignait un peu. J'abattis mon pied sur son aine, il tomba à terre.

Moi - Des copains, j'en ai eu deux. Ou deux cent. Deux mille, deux cent mille, dis-je en enlevant mes gants, on ne m'a sûrement jamais baisé... Mais là, tu vois, je viens de vraiment bien te niquer.

Je lui lançai mes gants dessus, et reparti dans les vestiaires. J'avais envie de pleurer de rage. Mais je ne le ferrais pas. J'avais réagi avec une violence sans nom et démesurée. Johannes Halbig, j'ai envie d'être nue contre vous.
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# Online seit Montag, 24. August, 2009 um 10:28

Geändert am Sonntag, 30. August, 2009 um 12:13

3 - Jill

 3 - Jill
Je m'habillais, les mains tremblantes de rage, de haine, envers lui, il était plus que méprisable, vraiment ! Je zippais mon sac de sport et parti du gymnase.

Mon prochain et dernier cours se situait derrière l'infirmerie. Je devais traverser ce bâtiment. Je m'engouffrais dans celui-ci profitant de la chaleur que les radiateurs émettent. Le temps se dégrade. Il fait de plus en plus froid. Le couloir était bientôt fini quand quelqu'un m'attrapa et me plaqua contre un mur. Je m'écroulais au sol, mon dos hurlant de douleur. La silhouette s'approcha de moi, et je reconnu Johannes... avec sa petite bande de chiens galleux et sa... et son truc, Suse.

Johannes - Ecoute moi bien la minus, je n'aime pas trop me faire " écraser " par une gamine de ton genre. Si j'étais toi, je ne la ramènerai pas trop, dit-il en me plaquant au mur avec son torse.

Il me lâcha et j'atteignis le sol. Je le regardais partir. Mes yeux me brûlaient, mes larmes voulaient sortir, mais ma tête me disait que non. Je ravalais mes larmes et commença à me lever, n'écoutant pas les douleurs de mon dos. De toute façon, ça passera. J'avais une envie de le frapper, de prendre ce qui me passait par la main et de lui lancer dessus.

J'arrivais dans ma salle, avec quelques minutes de retard. Le prof ne m'a rien dit. Il m'a lancé un regard furieux en voyant mon visage mutilé de piercing que j'avais remis avec soin et que je ne comptais plus enlever. Je voulais m'installer le plus loin possible de Johannes. Mais à croire que le destin s'acharnais contre moi, le prof commença à faire un plan de classe.

Je priais intérieurement de ne pas tomber à côté de l'un des deux du couple le plus envié du lycée.
Mon nom tomba et je crus que ma sentence tombait aussi.
J'étais au fond de la salle, pour l'instant seule. Le prof appela Johannes. Et me pointa du doigt. Je suis maudite. Il s'avança vers moi avec un sourire malsain sur le visage, et jeta son sac sur la table devant moi. Je soupirais de soulagement, et cela n'échappa pas aux oreilles de mon voisin de devant.

Johannes - Eh non, Cendrillon, je ne suis pas à côté de toi. Dommage hein ! Balança-t-il avec une voix ironique.

Je serrai les dents.

Moi – Fais pareil que moi. Ignore.
Johannes – C'est ça, dit-il en s'approchant de moi, je hais les gamines dans ton genre.

Mon regard était un concentré de haine qui ne demandait qu'à sortir. Je voulais le tuer, là maintenant. Il ri, ce qui me sorti de mes pensées meurtrières.
L'heure défila rapidement. Johannes se faisait engueuler toutes les dix minutes, m'arrachant quelques indirectes vengeances.

La journée était terminée. Je pouvais enfin rentrer chez moi, au chaud. J'enfilais mes gants, mon casque et démarra la moto. Elle cala. Puis une seconde fois, et une troisième. Je commençais à m'énerver, et je jurais peste et choléra contre l'engin.

Je retirais mes gants, permettant au vent d'agresser le bout de mes doigts devenu rude à cause de la guitare. Ca faisait un quart d'heure que tout le monde était sorti du lycée. Les gens rentraient chez eux au rythme des venues des bus. Moi, je bidouillais toujours ma moto quand une voix m'interpella :

- Tu veux un peu d'aide ?

Je connaissais trop bien cette voix.

Moi – Dégage.
Johannes - Laisse-moi faire, me dit-il en me poussant.

J'aurais voulu lui en coller une. Mais le bout de mes doigts rongés et peint en noir me faisait souffrir. Il s'était accroupi, face au moteur de la moto. Je le détaillais de derrière. Il ne portait qu'une simple veste en cuir moulante. J'avais froid pour lui.

Johannes - Voilà. C'est terminé.

Il monta et elle démarra aussitôt. Il fit quelques essais avec le moteur. L'éteignit.

Johannes – Ca t'écorcherais la gueule de me dire merci ?
Moi – Je ne t'ai rien demandé.
Johannes – Tu m'as laissé faire.

J'esquissai un sourire. Presque aussi têtu que moi.

Johannes - C'est bon, c'est bien, tu peux te barrer maintenant, lâcha-t-il. Je t'ai juste aidé. Mais ça ne se reproduira pas. Et tu la ferme. Comprit la chieuse ?

Je ne répondis pas.

Johannes – Au fait, il paraît que t'es gouine. Si tu veux un conseil, garde pour toi le fais que tu n'aime pas les mecs ! Ce n'est pas super bien vu.

Cette fois ci, ma main pris le dessus et vins claquer contre sa joue. J'attrapai le col de sa veste et l'attira contre moi. Je fourrai ma langue exagérément dans sa bouche et caressa la sienne quelques secondes avant de le lâcher, monter sur ma moto, et puis partir.

# Online seit Montag, 24. August, 2009 um 13:30

Geändert am Sonntag, 30. August, 2009 um 12:25

4 - Andréas

 4 - Andréas
Arrivée en bas de mon immeuble. J'enlevai mes gants et mon casque pour le laisser dans mon petit garage. Je montai rapidement mes escaliers quand je vis quelqu'un assis sur la dernière marche. C'était un garçon, il était blond. C'est la seule personne avec laquelle je parle un peu. Je le saluai rapidement, et l'invita à entrer.

Andréas - J'en ai marre tu vois. Lycée de merde, personne de merde.

Je mis en marche la cafetière en écoutant encore Andréas tomber en dépression.

Andréas - Jill, répond moi s'il te plaît.

Il arrivait à ma hauteur. Posait ses mains sur mes hanches. Il me glissa quelques mots à l'oreille, enlevant mon tee shirt. On passa quelques minutes dans la cuisine à se caresser et s'embrasser. Je me retirai de son étreinte doucement, le pris par la main et le guida près de mon lit. Il s'assit dessus et glissa ses mains dans la poche de mon jeans. Embrassant mon ventre et mes – semblants de- seins. Je passai à califourchon sur lui tout en déboutonnant sa chemise. Il en profita pour enlever mon pantalon, suivit de mon dernier sous vêtement. Je me retrouvais entièrement nue sur lui. Tous les deux on enleva ses derniers vêtements. Le lui mordais l'oreille et je l'entendais respirer fortement. Il embrassait mes épaules, relevait mes cheveux, encerclant mon cou avec fermeté. J'avais chaud.

Je senti qu'il était aussi excité que moi, et j'adorais le voir dans cet état là.

Il prit mes hanches et se plaça entre mes jambes. Il entra en moi avec juste la douceur nécessaire. Je commençai des vas-et-viens sur son corps. J'essayais d'aller de plus en plus vite. Il embrassait ma clavicule, après quelques longues minutes son visage se crispa puis, tout son corps se détendit. Il cala sa tête dans l'oreiller pour reprendre son souffle. Il me sorti de lui, m'allongea à côté. Je respirai quelques minutes en caressant ses cheveux humides. Me pencha sur son corps pour attraper un paquet de cigarette et en prendre une.

Andréas - Je déteste quand tu fumes après l'amour.
Moi - J'ai besoin de fumer après la baise. Surtout quand s'était bien.

Il souri sans bonheur, et me demanda encore une fois d'arrêté de fumer. Je partie nue dans la cuisine chercher du café. J'en amenai à Andréas et démarra mon I Book.
Je fis le tour de quelques nouvelles dans le monde entier, m'arrêtant sur les nouvelles dans le sport moto. Andréas s'était endormi. Je lui aurais bien proposé autre chose ce soir... dommage.

J'éteignis mon ordinateur, fila dans la cuisine, prépara des pates. Je les versai dans une assiette, décapsula un coca, et me posa devant la fenêtre. La ville était allumée. Je repensai à cette journée, à Johannes qui s'était acharné sur moi, pour ensuite venir m'aider. Je le déteste, et un jour, je l'aurai dans mon lit. Là, il pourra toujours me traiter de vierge ou de gouine. Je le hais. Je senti mes poignets se resserrer sur mes couverts à m'en faire mal.

Il fallait que je me détende, je ne pouvais pas m'énerver aussi vite en pensant à lui. D'ailleurs, je n'avais pas à penser à lui, si je le détestai. Je mis le reste de mon assiette au réfrigérateur, réveilla Andréas.

Andréas – Qu'est-ce qu'il y a ?
Moi- Chut.

Je grimpai à nouveau sur lui, félinement.

[...]

Je me réveillai callée contre Andy. Je le secoua doucement. Il prit une rapide douche, je fis pareil quelques minutes après. Branchant machinalement la cafetière et allumant une cigarette. On s'habilla rapidement, descendit les escaliers. Il démarra ma bécane, je montai derrière lui.

# Online seit Montag, 24. August, 2009 um 16:40

Geändert am Sonntag, 30. August, 2009 um 12:26

5 - Elfi

5 - Elfi
Je rentrais au lycée. Je hais ce bâtiment. J'étais en avance. Seul l'intello de la classe était là entrain de relire ses cours. Moi, je ne pensais qu'à partir.
De loin j'aperçu Johannes avec ses amis. Il me regardait... bizarrement.

Johannes - Toi !

Il me pointait du doigt et s'approcha de moi.

Johannes- Je n'ai pas oublié ce qu'il s'est passé hier soir. Tu es une fille complètement dérangée. Normal que personne n'ose venir te parler.

Il se releva et coupa court à la discussion car le prof était là. De mon bureau je pouvais voir toute la classe. J'observais chaque personne. Gros cliché présent : Les intellos devant et les cancres derrière. Classique. Je ne vis même pas la matinée passée. J'étais à mon dernier cours. Je n'avais pas été en retard aujourd'hui simplement parce que j'avais deux heures de cours dans la matiné. Il ne restait que Cinq petites minutes. Dehors il avait commencé à neiger. Sur le parking, je pouvais voir Andréas près de la moto à m'attendre.
Une fille avait remarqué que je regardais Andréas.

Ute - Eh la gouinasse ! Ce n'est pas une nana ce mec ! Intéresse-toi plutôt à autre chose !

Je rigolais. Ca je le savais qu'Andréas n'était pas une nana. Et mieux que personne ici. Ce genre de personne me fait rire. C'est le genre à vouloir critiquer une personne, pour faire comme les autres. Ou comme '' Eh! Regardez-moi! Moi aussi, je sais critiquer les personnes ! '' . Bref des gens pathétiques.Ca venait de sonner, avec un soupir de soulagement, tous le monde se leva. Malheureusement, la principale entra dans la classe juste sur le dernier coup. Barrant le chemin à Johannes et lui demandant de se rasseoir.

Principale - Je viens vous présenter une nouvelle élève. Elle nous vient du nord, et malgré cette neige, accueillez là chaleureusement * Rire*.

Une fille entra dans la classe, elle semblait encore plus blasée que moi. Elle avait des cheveux bruns coupé au carré et décoiffés. Elle portait un jean sombre et un tee-shirt avec le logo peace&Love dessus.

Principale - Voilà, je vous présente Elfi. Elfi, ne te laisse pas faire par ces sauvages. Dans l'ensemble, ils sont gentils.

Elfi, chercha une place. La seule qui restait était à côté de moi, ou à côté de Suse, sa meilleure amie était malade. Quand je la vis approcher de ma chaise je balançai mon sac dessus. D'un coup de pied, elle le fit tomber et installa le sien. Je regardai son visage et vis un piercing briller en dessous de sa lèvre. J'étais finalement confiante, elle me ressemblait un peu, et avait de la gueule.
Tout le monde parti petit à petit.
Je pris une voix grave.

Moi - Bon, ben bienvenue. Ca ne sert à rien de stagner ici. C'est l'heure de manger. Ramène-toi, on va au self.

Nous sommes descendues jusqu'au Self en silence. Elle ne parle pas. Tant mieux, je n'ai pas envie. J'aperçois Andy vers le passage du self. Il me fait signe.

Moi - And', Elfi. Elfi, And'.

Je me dirigeais vers l'intérieur du self. J'entendis juste Elfi dire un bref salut à Andréas. Nous nous sommes installés à une table, et nous avons commencé à manger en silence. Je regardais Andréas. Il regardait Elfi du coin de l'½il, qui elle avait ses écouteurs.
Une main s'abattis sur mon épaule. Je reconnu Johannes.

Johannes - Alors, comme ça on tient compagnie à ma cousine ?

Cousine ? Je regardais Elfi. Elle n'avait pas bougé. Elle alla pour prendre le pichet quand elle remarqua Joha... son cousin.

Elfi - Ah toi... Qu'est-ce que tu veux ?

Elle regardait à peine Johannes.

Johannes - Rien. Voir pourquoi tu te ramènes ici.
Elfi - Tu demanderas à ta tante. Tire-toi maintenant.

Sa façon de parler me rappelle celle de son cousin. Direct. Blessant. Elle reprit sa fourchette et continua de manger. Andréas me regardait en me demandant si je le savais. Je lui faisais signe que non.

Johannes - Dis Elf', tu savais qu'elle est gouine elle ?
Moi - ''Elle '' a un prénom, abruti.
Elfi - Je m'en fous. Et puis qu'est-ce que ça peut te foutre toi hein ? C'est bien la première fois que je vois une nana te tenir tête, au lieu de te tomber dans tes bras. Vire de là.

Elle disait tout ça en me regardant. Ses yeux bruns foncés, presque noirs, me transperçaient, lisant en moi. Rapidement, elle détourna le regard et dit à son cousin.

Elfi - T'es toujours là ?

Il la regarda et parti rejoindre son groupe. Elle le suivi des yeux, puis revint vers moi.

Elfi - Eh ! Sa copine, c'est la blonde c'est ça ?
Moi - Ouais. Une vraie Conne.
Elfi - Je me demande comment ça se fait qu'il soit de ma famille. Il a un si mauvais gout. Beurk.

Elle fit une grimace de dégout, ce qui arracha un rire à Andréas. Et moi un vague sourire.

Le fait qu'Elfi soit la cousine de Jo m'ennuyait un peu. Je ne voulais pas avoir affaire, de près ou de loin, avec la famille Halbig. La main que Jo avait posée sur mon épaule était dure. Vraiment celle d'un homme, avec quand même une délicatesse. Doux, je pense qu'il peut l'être. Et l'endroit où il l'avait posé me brulait encore. Quand j'ai volé son baiser le soir où ma moto est tombée en panne, j'ai adoré l'embrasser. Pas seulement parce que c'était contre sa volonté, mais parce que c'était bon.

Je secouai ma tête, comme pour me sortir de mes pensées. Je regardai mon assiette, plus rien ne me donnait envie. Je me levai, pris mon plateau, Andréas me retins, m'implorant de manger encore. Fidèle à mon habitude, je ne répondis pas. Ces derniers temps j'avais perdu pas mal de poids, rien d'inquiétant : j'avais déjà connu pire. Et à part lui, personne ne fais très attention à mon corps, dernièrement, il était la seule personne avec laquelle j'exerçais un pratique sexuelle. Je jetai le contenu de mon plateau dans la poubelle. Quand je me retournai je vis Andréas prendre le menton d'Elfi, lui chatouiller l'oreille avec des mots, puis l'embrasser tout doucement.

Johannes me regardai de sa table et je faisais pertinemment tout pour faire semblant de ne pas le voir. Il regarda vers notre table et vis donc le baiser inattendu. Il prit un vers d'eau le bu doucement. Avant de le reposer, et de crier en ma direction.

Johannes – TOUTE SEUUULE. JILL DE TOUTE FACON MA COUSINE N'AIME PAS LES FILLES !! :D

J'envoyai valser mon plateau, qui atterri sur le sol avec fracas. Je m'approchai dangereusement de Jo, qui se leva aussi. Je m'arrêtai à un bon mètre de lui (il était plus grand, je ne me voyais pas le prendre par le col et le plaquer contre le mur.) Je rassemblai tout le calme qui me restait.

Moi – Une bonne fois pour toute tu va arrêter de me prendre pour une lesbienne.
Johannes – Refoulée, peut être ?

Un grand sourire avait fait place sur son visage et tout son groupe avait le même. Il se retourna pour s'assoir, n'y tenant plus, je sautai sur son dos en essayant de le frapper par endroit. Il se débattait, et une force vint me tirer par derrière. Suse me ceinturait, elle m'avait bondi dessus. Je réussis à me défaire de son emprise. Elle tira sur mes cheveux, et chacun de nos gestes étaient dirigés dans l'unique but de faire du mal à l'autre. Elle avait mis son pied devant le mien et quand je marchais je buttai dessus. Plusieurs fois j'ai réussit à me retenir ... Jusqu'à finalement tomber.

Elle me regardait avec des yeux battants, presque victorieux. Je ramassai le plateau que j'avais fait précédemment tombé et lui lança dans les reins, j'entendis craquer lourdement dans son dos. Elle cria de douleur. Un cri aigu. Elle soufrait atrocement et son visage se tordait.

Je n'avais plus la force de ma battre, on nous avait séparées, un surveillant s'était interposé, avait pris Suse dans ces bras, cherchant vainement à comprendre. Moi aussi j'étais dans les bras de quelqu'un, et je pleurais. C'en était trop en deux jours. Je demandai juste la paix. Je me retournai dans les bras de l'homme qui me tenait, et pleura sur son torse. De grosse larme dégringolèrent, mon maquillage coulait salissant son tee-shirt. Je sentais le corps dur de Johannes contre le mien. J'étais dans ces bras, je n'avais plus la force de me dégager. Andréas et Elfi étaient venus constater les dégâts. Andy me pris du brun doucement. Je pleurais toujours, mon corps secoué de spasmes violents. Il me souleva sans grande difficulté, et sorti du réfectoire.

# Online seit Montag, 24. August, 2009 um 19:18

Geändert am Sonntag, 30. August, 2009 um 12:34